mise à jour en cours !
.=groupe pascal-lutte contre l'addiction aux drogues-aux jeux
Créé en 1992,
Le Groupe Pascal est une association loi 1901
Agrément Jeunesse et sport n° 5912414
Le conseil d'administration
Président : Bernard Legrand
Vice-président : Hervé Coubel
Trésorier : Jean Pinte
Secrétaire : Nadine Vanderstichel
Une équipe de salariées
Chef de Service : Laurence
Techniciennes Prévention : Hélène, Fabienne, Aurélie
Techniciennes suivi et accompagnement : Muriel et Valérie
Secrétaire : Fabienne, Aurélie, Véronique
Conventions
Avec le ministère de la justice (injonction thérapeutique.)
Avec le SIVOM de l'AA
Les Partenaires Techniques
- La MILDT http://www.drogues.gouv.fr/
- EPICéA http://www.epicea.fr
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Les partenaires Financiers
- La ville de Gravelines http://www.ville-gravelines.fr
- La Communauté Urbaine de Dunkerque http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr
- Le SIVOM de l'AA
- Le Conseil Général du Nord
- Le Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais
- Le Conseil Européen
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Les Missions
· Prévention des conduites addictives avec ou sans substances
· Accueil, écoute et accompagnement des personnes présentant des conduites addictives avec ou sans substance et de leurs familles
· Formations ouvertes à tous : aspects légaux, médicaux, sociaux et psychologiques de l'usage de drogues, découverte du réseau existant
· Accueil Jeunes Consommateurs : mercredi après-midi et le samedi sur rendez-vous
· Lieu d'informations et de documentations
Les Suivis
· En plus de ses accueils quotidiens où le personnel écoute et accompagne les usagers, le GP s'est adapté à la demande de la population et a ouvert, une consultation cannabis en 2005.
Formé par l'Institut Pasteur, le GP organise également des sessions « d'aide à l'arrêt du tabac » en partenariat avec le Service de Prévention Santé de Dunkerque, y compris à destination des entreprises qui le souhaite.
Les points rencontres
· Face à la détresse de l ‘entourage des consommateurs, des rendez-vous sont proposés aux parents en demande d'écoute et de soutien.
· Ces rencontres sont animées par une bénévole de l'association formée en thérapie familiale.
Les formations
· Le Groupe Pascal propose chaque année des sessions de formation intitulées "Addictions" (anciennement nommées « Violence et Produits ») . Que faire face à des comportements liés à la consommation de produits, Comment repérer, aider, quelquefois orienter ?
· Le Groupe Pascal intervient également en tant que formateur au sein de structures accueillant un public jeune (ex : formation BAFA, accompagnateurs de colonies) et développe les formations dans les instituts de formation, les associations, les entreprises...
les lieux d'intervention
Le GP intervient
· A la demande du service éducatif ou médical, au sein des établissements scolaires.
· En entreprises
· Lors de vos manifestations culturelles ou sportives
· En partenariat avec d'autres structures de santé
Si vous êtes intéréssés, laissez nous vos coordonnées, rubrique Comment nous joindre
Pour découvrir votre niveau de dépendance, répondez aux questions suivantes en utilisant cette échelle : 0= aucun rapport 1= pas applicable ou rarement 2= occasionnellement 3= fréquemment 4= souvent 5= toujours
1. Combien de fois avez-vous réalisé que vous êtes resté sur le net plus longtemps que vous l'aviez prévu?
2. Négligez-vous souvent vos devoirs ménagers pour passer plus de temps sur Internet ?
3. Combien de fois préférez-vous l'excitation du net à de l'intimité avec votre partenaire?
4. Combien de fois créez-vous de nouvelles amitiés avec d'autres personnes qui sont sur le net?
5. Combien de fois les gens faisant partie de votre vie se plaignent du temps que vous passez sur internet?
6. Combien de fois votre niveau ou votre travail à l'école est affecté à cause du nombre d'heures que vous passez sur le net?
7. Combien de fois vérifiez- vous votre e-mail avant de commencer quelque chose d'autre que vous devez faire?
8. Combien de fois vos performances ou votre productivité ont diminué à cause d'internet?
9. Combien de fois êtes-vous sur la défensive ou secret quand quelqu'un vous demande ce que vous faites sur le net?
10. Combien de fois stoppez-vous des pensées dérangeantes sur votre vie en les remplaçant par des pensées plaisantes relatives à internet?
11. Combien de fois vous vous trouvez en train d'anticiper votre retour sur le net?
12. Combien de fois pensez-vous que la vie sans internet deviendrait ennuyeuse, vide et sans joie?
13. Combien de fois rouspétez-vous ou agissez.-vous de manière ennuyée si quelqu'un vient vous déranger lorsque vous êtes sur le net?
14. Combien de fois avez-vous perdu des heures de sommeil à cause du fait que vous étiez sur internet tard dans la nuit?
15. Combien de fois vous sentez-vous préoccupé lorsque vous n'êtes pas connecté ou combien de fois fantasmez-vous sur le fait d'être sur internet?
16. Combien de fois vous trouvez-vous en train de vous dire à vous-même " juste quelques minutes de plus" quand vous êtes sur internet?
17. Combien de fois essayez-vous de réduire le temps que vous passer sur internet et que vous échouer?
18. Combien de fois essayer-vous de cacher combien de temps vous avez passé sur le net?
19. Combien de fois choisissez-vous de dépenser plus de temps sur le net au lieu de sortir avec vos amis?
20. Combien de fois vous vous sentez déprimé, de mauvaise humeur ou encore nerveux si vous n'êtes pas sur internet et que soudainement si vous vous connecté, vous vous sentez tout de suite mieux ?
Après avoir répondu à chaque question, additionnez le numéro que vous avez sélectionné à chaque réponse afin d'obtenir le score final. Plus votre score est élevé, plus votre niveau de dépendance à internet est élevé.
Ci-dessous vous trouverez une échelle générale qui vous permettra de situer votre score :
20-49 points : Vous êtes un utilisateur moyen d'internet. Vous surfer probablement certaine fois trop longtemps sur le Web, mais vous détenez toujours le contrôle.
50-79 points : vous avez fait l'expérience occasionnellement ou fréquemment de problèmes liés à votre utilisation d'internet. Vous devriez considérer l'impact de cet outil sur votre vie.
80-100 points : Votre utilisation d'internet vous cause de sérieux problèmes. Vous devriez considérer l'impact d'internet sur votre vie et essayer de résoudre votre problème.
Après avoir identifier la catégorie qui comprend votre score final, regardez les questions à laquelle vous avez répondu par un numéro égal soit à 4 ou à 5.
Aviez-vous réalisez que cela représentait un réel problème pour vous? Par exemple, si vous avez répondu 4 (souvent) à la question n°2 qui concerne les tâches ménagères.
Après que vous ayez identifié les catégories qui donnent votre score total, regardez, plus particulièrement celles pour lesquelles vous avez un score de 4 ou 5.
Aviez-vous réalisé qu'elle pouvait représenter un problème significatif pour vous? Par exemple, si vous avez répondu 4 (souvent) pour la question #2, qui concerne la négligence des tâches ménagères, aviez vous pris conscience que vous laissiez s'accumuler la pile de linge sale ou combien votre réfrigérateur était vide?
Disons que vous avez répondu 5 (toujours) à la question n°14 relative aux heures de sommeil qui vous manque à cause de votre utilisation d'internet durant la nuit. Avez-vous déjà arrêté de penser à propos de combien il est difficile de vous sortir du lit chaque matin? Êtes-vous épuisé au travail? Est-ce que votre santé est déjà affectée?
GROUPE PASCAL
10 rue Pasteur BP 6
59820 Gravelines
tél: 03.28.51.83.83
fax: 03.28.51.83.84
mail: groupepascal@wanadoo.fr
ouvert du lundi au vendredi
de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
sauf le mercredi et le jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 18h
et sur rendez-vous.
Conseil Général du Nord
Portes Ouvertes de la Maison des Associations de Gravelines
Forum au Tournoi de sixte à Gravelines
La Prévention en 2006
La mission de Prévention du Groupe Pascal s'appuie sur :
Du personnel formé à la prévention et à la prise en charge des conduites de dépendance
La participation à des colloques et séminaires de formation,
Le travail en partenariat pour la mise en place de projets,
Et une douzaine d'années d'expérience…
Les partenaires du Groupe Pascal
Les partenaires financiers
- La Ville de Gravelines
- La CUD
- Le CNASEA
- La Ville de Grand Fort Philippe
- Le Conseil Général du Nord
- Le Conseil Européen (Fond Social Européen)
Les partenaires institutionnels
Pour les valeurs de la prévention portées par le Groupe Pascal
- MILDT, Education Nationale
Pour les actions complémentaires aux nôtres dans le cadre d'un projet global.
- 1.2.3 Basta, Atouts Ville, le SPS, l'AMPS, la santé scolaire, la gendarmerie (FRAD), l'Education Nationale, l'ADAP (Titoune), l'Espace Jeunes de Grand Fort Philippe
Pour le matériel pédagogique (affiches, annonces, brochures, mise à jour de connaissances…
- ANPAA, INPES, CRES, DATIS, MILDT, le Service Associatif de la Ville de Gravelines, Delta Média
Les partenaires « porteurs de projets »
Gravelines
Collège Pierre et Marie Curie
Collège Saint Joseph
Service Jeunesse de la ville
Service Associatif de la ville
AFEJI IME Louis Christiaens
AFEJI Site de Gravelines
Atouts Vie Petit Fort Philippe
Mission Locale
EDF CNPE de Gravelines
Grand Fort Philippe
Collège Jean Monnet
Espace Jeunes
Loon-Plage
Collège Jean Rostand
Centre Social
Grande-Synthe
Collège Jules Verne
Saint Pol Sur Mer
Ecole des Consommateurs
Dunkerque
Lycée Ile Jeanty
Collège Guilleminot
Institut Régional des Travailleurs Sociaux
Département 62
Association Alcool Dépendance
SEA France / Association Grand Large
Au travers de ces actions 3051 personnes ont été vues, dont notamment 2028 en public jeune (5-18 ans)
Comme l'an passé, nos actions ont été principalement dirigées vers les établissements de la zone ouest de Dunkerque à l'exception de quelques uns. En effet, notre réseau de partenaires nous permet d'orienter certains établissements demandeurs d'actions de prévention de la région dunkerquoise vers eux. Ces structures sont les suivantes : Association Maison de la Promotion de la Santé (AMPS) ou encore le Service de Prévention Santé de Dunkerque (SPS).
C'est pourquoi, les communes les plus concernées par nos actions sont les villes de Gravelines, de Loon-Plage et de Grand-fort Philippe. Habituellement, nous travaillons avec les établissements scolaires de la commune de Bourbourg mais nos actions se sont déroulées fin d'année 2005 et début 2007 et ne peuvent donc pas apparaître dans ce rapport.
Trois structures du Pas-de Calais ont sollicité notre intervention ce qui a permis de rencontrer 115 personnes.
Le Groupe Pascal applique, dans la plupart des cas, une prévention primaire « La prévention primaire est l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour empêcher l'apparition d'un trouble, d'une pathologie ou d'un symptôme » (définition de l'OMS), ou secondaire, en apportant un maximum de connaissances en amont chez un individu et en favorisant le développement de compétences individuelles favorables à la santé
Ce type de prévention correspond en règle générale à un public jeune se trouvant principalement dans les établissements scolaires comme les collèges ou les lycées, ou des structures du type Service jeunesse, Centres sociaux ou encore IME par exemple.
L'accompagnement de la personne ayant une conduite addictive
« Les définitions de l'alcoolisme, de la toxicomanie ou encore de la dépendance sont nombreuses. A l'heure actuelle émerge en France le concept, hélas trop longtemps mis à l'écart, d'addiction et de conduite addictive. Jan et Judith Wilson, spécialistes dans le traitement des dépendances aux Etats-Unis définissent l'addiction comme « une maladie primaire, progressive et chronique, qui peut s'avérer fatale ». Notons ici que le terme d'addiction, issu du droit romain, signifiait la contrainte par corps à payer ses dettes.
Avec cette notion d'addiction, la distinction entre les produits tend à disparaître de plus en plus, même si les effets de ceux-ci sur l'organisme restent différents. Ces troubles de la conduite se retrouvent d'ailleurs dans d'autres domaines que les produits psychotropes. En effet, le "produit" utilisé peut être la nourriture, une relation, un certain type de relation, le sexe, le travail, le jeu, l'argent, le sport, etc.… En quelque sorte c'est le comportement addictif qui devient en lui-même "psychotrope". Cette modification du comportement mène progressivement à une perte de maîtrise avec le plus souvent des répercussions sur la santé physique et psychique, ainsi que dans le domaine familial, social et professionnel.
Se séparer d'un produit ou d'une conduite addictive n'est pas chose facile et la rechute fait souvent partie du parcours de rétablissement. L'addiction est une perte totale de liberté, c'est-à-dire une servitude physique et psychique par rapport au "produit" utilisé. Elle vient répondre à toutes les angoisses existentielles de la personne et la maintient dans un système de survie. L'obsession et la compulsion en sont les symptômes majeurs. Malgré tous les signes de cette servitude, la personne dénie parfois très longtemps qu'elle soit enchaînée à son addiction. Le processus (maladie progressive), pratiquement indétectable les premiers temps, devient plus évident au fil des années au regard des conséquences parfois dramatiques qu'il entraîne. »
Les personnes présentant des conduites addictives augmentent d'année en année. Il s'agit d'usagers de drogues, mais également consommateurs de tabac, d'alcool, de médicaments… La conduite addictive est un symptôme, c'est aussi une manière de couper les ponts, de marquer une rupture. Derrière cette conduite, il y a souvent des angoisses, des peurs, du désespoir, peu d'envie de vivre, peu de projets. L'usager coupera donc souvent les relations, évitera les confrontations, abandonnera ses projets, inversera le jour et la nuit, bref se repliera sur lui-même, communiquera un minimum. Vu sous l'angle individuel, l'usager a tendance à s'isoler, à fuir le contact.
Les personnes viennent au Groupe Pascal avec des demandes diverses. Certaines demandent un sevrage, d'autres cherchent un lieu où elles puissent s'exprimer. La plupart cependant cherchent à rompre avec le produit, demandent à reprendre contact avec le tissu social.
L'accompagnement des personnes en situation d'addiction ou en situation de comportement toxicomaniaque, tel qu'il est appliqué au Groupe Pascal, fixe les règles éthiques de l'intervention éducative et du suivi. Ainsi, un accompagnement de qualité respectera le rythme de la personne, s'effectuera sans jugement de valeurs, et sera en cohérence avec la législation en vigueur. Il garantira l'anonymat et s'élaborera en toute confidentialité. Les partenaires devront être choisis en adéquation avec le projet de l'usager. Il nécessite une vigilance pour éviter le transfert de la dépendance au(x) produit(s) vers une dépendance au technicien de suivi.
Ainsi, si l'accompagnement de la personne ayant des conduites addictives fait intervenir de nombreux acteurs aux compétences variées et complémentaires, la personne reste l'actrice principale de l'accompagnement. L'accompagnement social comporte deux dimensions : un travail relationnel avec l'individu et un travail sur son environnement. Il vise la reprise progressive par la personne du contrôle de sa propre situation et de ses responsabilités.
Nous travaillons ensemble les pistes possibles mais la décision finale lui appartient complètement. Comme le disait Joseph Templier, « Accompagner quelqu'un, c'est se placer ni devant, ni derrière, ni à la place. C'est être à côté. »
Les actes usagers sont restés sensiblement les mêmes que l'an passé. Par contre, il est à noter une forte progression des rencontres avec les partenaires au niveau des suivis. En effet, le Groupe Pascal étend son tissu partenarial d'une part, et ses actions sont de plus en plus reconnues d'autre part.
La recherche documentaire augmente également, due au travail de prévention mené par le Groupe Pascal au sein des différents établissements scolaires. Ainsi, les jeunes collégiens sont amenés à pouvoir se documenter et compléter leurs questionnaires. Certains se servent de cette recherche pour aborder des questions qui les préoccupent sur la sexualité, la contraception, les maladies sexuellement transmissibles, etc.
Nous pouvons constater une augmentation de la fréquentation des usagers de moins de 26 ans. Cette hausse peut s'expliquer par les compositions pénales de plus en plus importantes dans cette tranche d'âge. Les usagers de plus de 45 ans sont également plus nombreux. Ce sont des personnes ancrées depuis une assez longue période dans la consommation (souvent d'alcool), et qui en ont « fait le tour » comme elles l'expliquent.
Le Groupe Pascal accueille très régulièrement des nouvelles personnes en demande d'un soutien, d'un conseil, d'une écoute… Cette hausse constante peut s'expliquer, entre autres, par le nombre de compositions pénales en augmentation, mais également par le fait que le Groupe Pascal soit de plus en plus reconnu au niveau de la population et des partenaires.
Nous regrettons le décès de trois des usagers suivis au Groupe Pascal en 2006.
Ville de domicile des usagers
Une majeure partie des usagers vient de Gravelines (environ la moitié). La plus grande partie des personnes accueillies viennent des environs proches de la ville, pour souvent une raison de proximité, leurs moyens de locomotion étant souvent réduits.
Situation professionnelle
La majeure partie des usagers se trouvent en précarité au niveau de l'emploi, soit au chômage, soit en missions courte durée, intérims, … Une minorité possède un emploi stable (15 personnes sur 94, ce qui représente 15,95 %).
Situation matrimoniale
Le plus grand nombre des personnes se trouve célibataire, séparé ou divorcé. Ils vivent encore souvent chez leurs parents, mais ne forgent pas forcément une relation avec une autre personne.
Logement
Les personnes sont encore pour la plupart au domicile des parents. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'elles n'ont pas les moyens financiers suffisants pour pouvoir assumer la charge d'un logement, mais également l'hypothèse de la solitude trop pesante. Les usagers évoquent d'ailleurs toujours un problème de solitude, d'ennui. Ce sentiment entraîne souvent une démotivation progressive et renforce encore plus l'effet de solitude.
Sept usagers ont été Sans Domicile Fixe (SDF) pour des périodes plus ou moins longues, avec une fragilité plus accrue et une plus grande difficulté d'insertion. Etant donné l'absence de structures attenantes au domaine de l'hygiène quotidienne, les personnes restent en grande précarité au niveau du soin corporel.
Répartition par type de mesure judiciaire
Le Groupe Pascal reçoit de plus en plus d'usagers sous contraintes judiciaires, ce qui nous amène à travailler en partenariat avec ces différentes instances dans le cadre du secret partagé
Les soins
Le nombre de sevrages révèle une réelle demande de soins en milieu hospitalier.
L'usager a besoin d'avoir un cadre sécurisé et un accompagnement quotidien. Au travers de cette hospitalisation, la séparation avec l'environnement de l'usager peut s'avérer utile, et parfois nécessaire.
Au-delà du sevrage en lui-même, le suivi en ambulatoire consistera en un accompagnement éducatif qui nécessitera un travail de partenariat en fonction des compétences de chacun. Un travail en étroite collaboration sera mis en place avec les médecins généralistes, le C.M.P etc…
Le technicien de suivi aidera l'usager dans la recherche d'établissements compétents et dans les prises de contacts s'y rapportant. Différentes orientations pourront être envisagées :
· Centre thérapeutique résidentiel
· Famille d'accueil
· Appartement thérapeutique
· Etc…
Les délais d'attente étant parfois importants, un séjour peut être envisagé dans un centre de transition (intermezzo, ….).
Un suivi d'insertion sociale peut être mis en place, corrélativement à la démarche de soin. Différents partenaires sont alors sollicités (Mission locale, Agir, C.C.A.S, Service Logement).
Le Groupe Pascal est donc amené à travailler avec de nombreux partenaires pour proposer une cohérence globale dans cet accompagnement. Ces partenaires émanent de plusieurs domaines :
· Médical : médecins généralistes, pharmaciens, hôpitaux généraux et de santé mentale, C.M.P, centres de cure, centre thérapeutique résidentiel, famille d'accueil… etc
· Social : afin de faciliter l'accès au logement, à l'emploi, à la formation et le rétablissement des droits sociaux.
· Judiciaire : A.D.A.J (association départementale d'accompagnement du justiciable), S.P.I.P (service de probation et d'insertion du tribunal), D.D.A.S.S (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) du Nord et du Pas-de-Calais… etc.
Les problématiques sont variables :
· Polytoxicomanie
· Mésusage de médicaments (Benzodiazépines)
· Drogues licites
· Drogues illicites
On distingue plusieurs types de sevrages :
· Le sevrage total (arrêt du ou des produits ainsi que de la substitution).
· Le sevrage d'un produit ou de plusieurs produits associés avec maintien de la substitution (subutex ou méthadone).
· Initialisation au traitement méthadone.
La Consultation Cannabis
« Au cours des dix dernières années, la consommation de cannabis par les jeunes a été multipliée par 2 pour ce qui concerne l'expérimentation (en avoir consommé au moins une fois au cours de sa vie) et par 3 dès lors qu'il s'agit d'usages répétés (plus de 10 fois par an) » .
La consultation cannabis a été reconduite au Groupe Pascal pour l'année 2006. Elle permet d'accueillir avec ou sans rendez-vous des consommateurs de moins de 26 ans et leur famille.
La consultation cannabis est un lieu d'écoute gratuit qui garantit l'anonymat de l'usager et de sa famille. Elle remplit plusieurs missions :
- Permettre aux usagers d'évaluer leurs consommations et leurs conséquences sur l'environnement social familial et professionnel.
- Evaluer la dépendance de l'usager, et l'informer des dommages et des risques physiques et psychiques qu'il encoure.
- Délivrer des informations, des conseils qui s'appuient sur des données scientifiquement avérées.
- Proposer un accompagnement bref pour des consommateurs abusifs.
- Orienter, le cas échéant, le consommateur vers des professionnels de santé.
- Recevoir les familles, notamment les parents, pour échanger autour des difficultés éducatives liées à la consommation de leurs enfants, et de trouver ensemble, des réponses adaptées.
- L'accueil et l'écoute du consommateur et de sa famille par rapport à sa consommation.
Nous remarquons une hausse significative de fréquentation de la consultation cannabis. En effet, 50 personnes ont été reçues en entretien individuel, 178 personnes ont bénéficié d'une action collective soit une augmentation de 300% par rapport à l'exercice 2005.
30 parents sont venus consulter en entretien individuel.
Plusieurs hypothèses peuvent être formulées :
- Nous avons effectué une communication plus largement développée autour de l'existence de la consultation cannabis au Groupe Pascal.
- Nous avons développé un partenariat plus étendu auprès des maisons de quartier, des associations de santé et des organismes d'insertion professionnelle.
- Le programme de prévention effectué dans les collèges du littoral a amené les jeunes consommateurs à nous repérer en tant que professionnel aidant. Leurs craintes vis-à-vis de la divulgation d'informations à leurs parents et/ou à la police ont pu être réduites. Cet élément a sans doute permis de faciliter l'accès à l'association.
- L'information concernant la distribution gratuite de préservatifs a contribué à établir un contact avec des jeunes et facilite le contact et la venue au Groupe Pascal. Par le biais de cette distribution, certains jeunes abordent plus facilement leurs problèmes de consommation.
- La polytoxicomanie a été un des facteurs de notre calcul. En effet, si nous prenions en compte, les années précédentes, uniquement les consommateurs de cannabis, nous nous sommes davantage collés, pour le calcul de l'année 2006, au cahier des charges de la MILDT qui stipule l'accès de la consultation cannabis aux « jeunes consommateurs de cannabis et autres substances psychoactives (alcool, tabac, drogues de synthèse, notamment) ».
- Une convention établie entre le Groupe Pascal et la Justice permet de recevoir les personnes principalement dans le cadre d'une composition pénale. D'autres mesures étant également réalisées en concertation avec les instances judiciaires.
30 parents sont venus au Groupe Pascal pour un temps d'écoute. Il s'agit pour la plupart de parents inquiets au sujet de la consommation de leurs enfants. Cependant, d'autres franchissent la porte du Groupe Pascal pour s'informer sur les produits, leurs conséquences, et les signes distinctifs permettant de repérer une consommation.
La consultation cannabis se décline en deux actions, l'action individuelle et l'action collective.
L'année 2006 a été marquée par une hausse significative des consultations cannabis. 50 personnes y ont trouvé un soutien moral, voire éducatif. La spécificité de la consultation cannabis réside dans son accompagnement de courte durée. Cinq entretiens au maximum sont prévus pour chaque usager. A ce niveau, nous nous apercevons qu'il n'y a pas forcément corrélation entre le stade de dépendance de l'individu et le nombre de rendez-vous. Autrement dit, de « gros consommateurs », à savoir plusieurs joints par jours, viennent consulter par conseil de leur médecin ou de leur famille, mais reste encore dans le déni face à leur consommation. En effet, ceux-ci ne mesurent pas toute l'ampleur des conséquences sociales et psychologiques de leur usage de cannabis.
Dès lors, sur 102 entretiens réalisés durant l'année 2006, les usagers ont bénéficié en moyenne de 2 entretiens chacun avec une moyenne d'une heure par entretien.
Les origines des demandes sont diverses. 15 usagers ont affirmé qu'il s'agissait d'une démarche personnelle ; 16 ont été envoyés par la justice dans le cadre d'une composition pénale ; 6 ont entrepris cette démarche conseillés par leur médecin traitant ; 9 personnes ont consulté sur demande de leurs familles et 4 ont été reçus dans le cadre d'un partenariat avec les structures sociales de l'agglomération, telles que la Mission Locale et les associations AGIR et AIDER.
Il faut noter en outre que, pour les personnes dont l'origine de la demande ne provient pas d'un conseil du médecin traitant (autrement dit 44 usagers), seules 5 orientations vers le médecin ont été données. Ce nombre s'explique par l'absence de substitution à l'usage de cannabis, d'une part, et d'autre part, au risque d'automédication supposé chez 39 usagers. En effet, la majorité des usagers ne veut pas vaincre leurs angoisses par la prise de médicaments prescrits par le médecin. A cela deux raisons : la difficulté déclarée par l'usager lui-même à gérer correctement un traitement, et le désir de ne pas rentrer dans un processus de prescription par peur de la dépendance aux médicaments.
Ensuite, 12 orientations ont été conseillées vers le CCAS et son service logement, 18 vers la Mission Locale (en effet, beaucoup d'usagers présentent des difficultés sociales importantes), 12 vers le CMP car un soutien psychologique semble intéressant sur la durée.
Or, dans la mesure où il s'agissait de thérapies brèves, il nous est difficile de mesurer l'impact de ces orientations et du suivi auprès des personnes accueillies.
Enfin, 30 familles se sont présentées à l'association pour des demandes d'information et de conseils. Avec une moyenne d'une heure et quart par entretien, c'est 80 heures de suivis qui ont été dispensées par l'association
Le partenariat
Le développement du partenariat est effectif : une convention a été signée avec la Justice, une autre est en cours d'élaboration avec le SPIP. Nous travaillons avec l'ADAJ, avec les entreprises d'insertion (AGIR et ENTRAIDE, la Mission Locale, le CCAS, l'UTPAS, l'Educateur de Rue, etc.).
Nous avons une convention avec le CMP.
Le travail avec les médecins de ville, les Pharmaciens, le réseau GT s'effectue en bonne concertation.
Le Point Ecoute Parents au Groupe Pascal
Le 1er mardi de chaque mois de 19h à 21h.
Il est ouvert aux parents, à l'entourage des personnes toxicomanes. Il est :
gratuit, anonyme et confidentiel.
Il existe également des entretiens familiaux sur rendez-vous téléphonique.
La Formation
La formation Violence et Produits
D'une durée de 8 jours
Elle est destinée aux travailleurs sociaux, sanitaires et administratifs de l'agglomération dunkerquoise. Elle a pour but de former, d'informer des professionnels de l'agglomération dunkerquoise aux difficultés relationnelles pouvant être rencontrées avec certaines personnes dépendantes de produits psycho actifs et aux situations de violence.
Elle se déroule en deux sessions distinctes, l'une sur Gravelines, et l'autre sur Dunkerque.
- La 1ère formation s'est déroulée sur Gravelines du 04 Avril au 06 Juin 2006.
- La 2nde formation s'est déroulée sur Dunkerque du 06 Novembre au 21 Décembre 2006.
34 travailleurs sociaux ont suivi cette formation. La demande est toujours très importante, 8 personnes sont en attente.
Formation gratuite ouverte aux professionnels sanitaires et sociaux.
(Apports théoriques, rencontres partenariales, mises en situations, échanges)
Session Arrêt au tabac
Une session d'arrêt au tabac collective a eu lieu à Gravelines, du 03 au 09 Octobre 2006.
La préparation de cette session a démarrée le 09 Mai 2006.
· Les partenaires
Deux infirmières du Service Prévention Santé de Flandre Maritime.
· La communication
Une communication importante a été faite par :
Voie d'affichage Radio Locale
Télévision locale Journal Municipal
Magazines locaux (le Nord, Dunkerque Magazine,…)
Des affiches ont étés diffusés dans plusieurs endroits avec à chaque fois une explication de l'action à :
Office du Tourisme Médecine du Travail
Les collèges Maisons de quartiers
AGIR Service des Sports
Caisse Primaire d'Assurance Maladie Mission Locale
Centre Communal d'Actions Sociale Kinésithérapeutes
Médecin et Pharmaciens (Gravelines, Loon-Plage, Bourbourg, Grand-Fort-Philippe)
Un technicien est allé à la rencontre de chaque restaurateur et cafetier de Gravelines, pour leur demander d'instaurer à leur convenance soit quelques heures, soit une journée où plus sans tabac.
Le Groupe Pascal a anticipé la position gouvernementale.
· Déroulement
Pour cette 1ère session d'arrêt au tabac, 6 personnes se sont inscrites. 3 personnes (2 femmes et 1 homme) se sont présentées.
· Evaluation
Le résultat est positif. Toutes sont en arrêt total à la fin de la session. C'était un petit groupe décidé qui s'était organisé vie professionnelle et vie privée, pour pouvoir assister à la session complète d'arrêt au tabac.
Ils se sont engagés dès le 1er soir à aller jusqu'au bout de la session. Ils ont maintenu leur engagement, respecté les horaires. Ils se sont investis dans chaque séance.
Les animateurs ont perçu une grande solidarité dans le groupe et un respect mutuel. C'était un groupe dynamique, motivé, agréable et facile à animer.
· Evaluation faite par le GROUPE
Le fait d'être en petit groupe, s'avère être un atout. Un groupe de 5 personnes leur parait être le maximum.
Dans un petit groupe on se sent:
- plus en sécurité
- moins énervé
- on peut prendre d'avantage la parole
Si le groupe est important, il y a risque à s'identifier à l'autre et, cela peut être un frein à s'engager dans des solutions personnelles.
Nous partageons l'avis ressortant de la synthèse du petit groupe qui a permis :
Cette expérience vécue de groupe de plus de 10 personnes :
- de rester centré sur le sujet
- de se sentir encore plus motivé dans notre engagement à l'arrêt du fait de votre accord pour nous accompagner dans un aussi petit groupe.
Deux rencontres de soutien ont été demandées par le groupe et mises en place.
· Niveau individuel
4 personnes ont été accompagnées à un arrêt au tabac en session individuelle.
Centre documentaire et de Réduction des risques
En 2006, 96 personnes ont fréquenté le centre de documentation.
Les campagnes publicitaires ainsi que les interventions au niveau des établissements scolaires incitant les jeunes à se protéger lors de relations, ont amené une hausse de la fréquentation au sein du Groupe Pascal.
Cet accueil peut permettre, au-delà d'une information, un échange autour du thème des conduites addictives et de la réduction des risques. La documentation diversifiée se révèle parfois un point de départ à une discussion.
1 000 préservatifs ont été offerts par la DDASS et distribués pour l'année 2006.
Le Groupe Pascal
et l'association « 123BASTA ! » de Loon-Plage
Depuis septembre 2002, l'association « 123BASTA ! » de Loon-Plage a repris ses activités de prévention, de lieu d'informations et de documentations, ainsi que l'accueil des usagers de produits psychotropes et de leurs familles. Les permanences de cette association Loonoise sont en place à raison de 3 après-midis par semaine. Le permanent de l'association est en contrat Emploi Jeune dont le complément de salaire est assuré par la commune de Loon-Plage.
La prévention, le travail sur la mise en place des nouveaux outils et l'évaluation se font toujours en binôme avec l'aide d'un salarié du Groupe Pascal.
Lors des absences du permanent d' « 123BASTA ! », les permanences sont assurées par un autre salarié du Groupe Pascal.
Etant en collaboration avec le Groupe Pascal, elle répond donc aux mêmes objectifs que cette dernière qui sont :
· Ecoute de l'usager.
· Suivi psychosocial de lui et de sa famille.
· Accompagnement dans les démarches de soins.
· Orientation vers des acteurs de réinsertion.
Perspectives 2007
Poursuites des projets de prévention dans les collèges et leurs évaluations.
Prévention en centre de loisirs.
Partenariat avec l'Association Atouts Ville pour la mise en place d'actions auprès des CLSH, des Foyers et de l'Espace Jeunes Adultes.
Poursuite de la réflexion pour l'extension de la prévention en Flandre Maritime.
Co pilotage du PTS dans le programme des conduites addictives.
Elargissement de l'espace documentaire.
Systématisation des réunions de parents lors des interventions auprès des jeunes.
Accueil, accompagnement et réinsertion des personnes toxicomanes.
Accompagnement des familles et Point Rencontre pour les parents.
Entretiens familiaux.
Continuité de la consultation cannabis.
Convention avec le Service Pénitentiaire Insertion et Probation.
Mise en oeuvre d'un nouveau partenariat avec le Centre de Prévention Santé de Grande-Synthe pour la mise en place de formation Violence et Produits.
Formation des animateurs sociaux aux problèmes liés aux conduites addictives.
Organisation d'une nouvelle session Arrêt au Tabac sur Gravelines.
Recherche de nouveaux partenaires financiers.
Poursuite du travail en partenariat et l'élargir.
Organisation des débats, conférences, etc… en direction de la population.
Création d'un site internet.
Renouvellement de la demande d'agrément auprès de l'Education Nationale.
RENDEZ-VOUS LE 24 AVRIL 2008 POUR LE BILAN 2007